Le gaz de schiste et les québécois

À l’automne 2011, une délégation de Québécoises et de Québécois est partie en Pennsylvanie, aux États-Unis, pour observer comment on y fait l’exploitation du gaz de schiste.  Depuis déjà quelques années, on entend parler de la pertinence ou de la non-pertinence de compter sur cette ressource pour les besoins énergétiques du Québec. Mais qu’est-ce que cette délégation a découvert?

Voici deux articles qui relatent les découvertes de la délégation québécoise :

Afin de bien cerner les différents points de vue par rapport à  cette situation :

    Ces articles et les points de vue exprimés concernent l’exploitation des ressources énergétiques du Québec et la protection de l’environnement. Les projets de développement soulèvent notamment des enjeux environnementaux et d’autonomie énergétique. Cette situation amène de nombreux positionnements moraux qui se résument souvent à un « pour » ou « contre ». Pour mieux comprendre, la réflexion éthique s’impose.

    Voici des questions éthiques auxquelles vous êtes invités à répondre :

    1. Outre l’industrie gazière et les groupes environnementaux, qui sont les acteurs concernés par l’exploitation du gaz de schiste au Québec?
    2. Quel est le point de vue de chacun des acteurs identifiés?
    3. Outre les personnes qui sont pour ou contre, y a-t-il d’autres points de vue?
    4. Pourquoi les projets gaziers soulèvent-ils tant de tensions?
    5. Quelles valeurs sont mises de l’avant par l’industrie gazière? Quels sont leurs autres repères (faits, données scientifiques, économie, expérimentation, etc.)?
    6. Quelles valeurs sont défendues par les groupes de citoyens? Quels sont leurs autres repères (faits, données scientifiques, économie, expérimentation, etc.)?
    7. Quelles sont les valeurs véhiculées par les groupes environnementaux? Quels sont leurs autres repères (faits, données scientifiques, économie, expérimentation, etc.)?
    8. Quelles autres valeurs sont présentes dans cette situation?
    9. Quelles tensions émergent de ces différents points de vue?
    10. Quels différents choix ou actions pourraient s’offrir à la société québécoise pour assurer son autonomie énergétique?
    11. Quelles seraient les conséquences positives et négatives liés aux différents choix?
    12. Quels sont les choix ou actions possibles pour favoriser le mieux vivre ensemble dans cette situation?

    N’hésitez pas à répondre à l’une ou l’autre de ces questions à l’aide du formulaire de commentaires. Nous vous proposons d’indiquer le numéro de la ou des questions auxquelles vous répondez.

    À vous de réfléchir…

    4 réponses à to “Le gaz de schiste et les québécois”

    • JR14433.MAIP:

      Question #3 Outre les personnes qui sont pour ou contre, y a-t-il d’autres points de vue?

      Selon certains, L’exploitation du gazes de schiste serait très bénéfique pour le Québec et son économie, mais la question qu’ils se posent c’est si nous somme suffisamment préparer à mener cette exploitation à bien avec la technologie actuelle.

      Serons-nous capable d’exploiter la totalité de ce gaz sans perte tout en limitant les retombées environnementale?

      d’autres, quant à eux, croient que le gaz de schiste serait un appui à utiliser durant le développement d’autres ressources énergétiques, mais qu’il faudrait prioriser le financement de ressources plus renouvelable.

    • JR14433.HUSN:

      Question #6: Quelles valeurs sont défendues par les groupes de citoyens? Quels sont leurs autres repères (faits, données scientifiques, économie, expérimentation, etc.)?

      Les Québécois se questionnent beaucoup, devraient-il faire confiance au gouvernement si celui-ci veut exploiter le gaz de schiste, cette ressource autant dévastatrice que dangereuse? Je m’explique.

      Plusieurs membres de comités environnementaux sont allés en Pennsylvanie notamment un homme qui a fait un documentaire nommé Gazland afin de constater les dommages que ce type de gaz peut apporter.

      Selon les citoyens, de grandes valeurs importantes faisant partie de leur vie sont en danger à cause des implantations de forages afin d’exploiter le gaz de schiste. Personnellement, j’ai regardé le documentaire et j’ai été choquée, honnêtement. Les valeurs véhiculées par les citoyens démontrent qu’ils n’ont d’autre choix que de se fournir de l’eau afin de survivre et de continuer à payer leur maison. Cela m’a totalement brisé de voir que leur eau était contaminée et également inflammable; cela peut apporter des conséquences nocives autant pour la santé des habitants mais imaginez dont les enfants! N’est-ce pas totalement inadmissible? Chaque humain, peu importe, homme ou femme, âgé ou pas, retraité ou pas, souhaite avoir une vie en santé autant pour lui que pour son entourage. Je culpabiliserais si je devais consommer de l’eau qui pourrait, dans un avenir proche, développer des cellules cancéreuses!

      En outre, ces famille n’ont pas le choix. La plupart d’eux ont grandi et vécu dans cette région des États-Unis; leur mode de vie est en cause! Une autre valeur défendue par les citoyens justement; ceux-ci veulent vivre de façon saine et heureuse comme la typique famille monoparentale!

      De plus, l’économie est un enjeu important dans ce genre de restriction. Dans certains cas, c’est totalement affreux! Par exemple, une jeune dame a dit avoir vu la valeur de sa propriété passer de 169 000 $ à 9000 $ parce que l’eau souterraine autour de sa maison est contaminée. Elle doit payer 2400 $ par an pour être approvisionnée en eau. Finalement, la sécurité est une valeur adulée de tous, surtout pour les familles qui ont des enfants. À côté de certaines maisons, les émanations de méthane d’un puits peuvent provoquer une explosion à tout moment. Et les compagnies refusent de payer la moindre compensation! En conclusion, je trouve que ces citoyens ont raison de défendre cette cause et les Québécois devraient prendre leur opinion en considération afin de confronter le gouvernement en lui apportant toutes ces preuves.

    • JR14432.TAMV:

      Question #1
      Les autres acteurs concernés par l’exploitation du gaz de schiste au Québec sont, je pense, le gouvernement qui se fait de l’argent, les citoyens qui bénéficient du gaz ou qui n’en bénéficient pas car l’eau potable est polluée. Les agents immobiliers, les maisons qui sont situées sur un terrain avec du gaz de schiste, sa valeur de vente se voit énormément baisser. Les médecins sont aussi concernés car ils doivent répondre à la population malade par les gaz de schistes dû à la consommation d’eau et à l’évaporation du gaz.Ce nouveau type de gaz crée des emploies au Québec ce qui est un gros plus pour les géologues, agronomes, biologistes, ingénieurs de forages, arpenteurs, avocats, comptables, opérateurs d’équipements et soudeurs.

    • JR14432.COUE:

      Réponse à la question #7 : Quelles sont les valeurs véhiculées par les groupes environnementaux? Quels sont leurs autres repères (faits, données scientifiques, économie, expérimentation, etc.)?

      Les groupes environnementaux véhiculent bien-sûr des valeurs voulant protéger environnement.
      Ceux-ci affirment que l’extraction des gaz de schiste souillerait une dizaine de millions de litres d’eau douce lors de la fracturation hydraulique. Le prélèvement de ce volume d’eau énorme aurait également des impacts négatifs sur les écosystèmes aquatiques et humides. De plus, l’eau souillée est très rarement réutilisée dû aux risques de corrosion et/ou d’écaillage.
      L’extraction des gaz de schiste augmente les risques de contamination des nappes phréatiques. Plusieurs cas de coffrages défectueux ont été notés dans l’industrie du gaz de schiste.
      Malgré le haut pourcentage de pureté du gaz des basses-terres du Saint-Laurent (98%), le forage du gaz cause l’émission de gaz à effet de serre qui altèrent la couche d’ozone de notre planète.

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